Début janvier, une erreur de typographie dans le menu d'investiture du président américain Barack Obama mettait en exergue l'extrême vigilance du Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne, dès qu'il s'agit de défendre ses « appellations d’origine contrôlées de la Champagne délimitée ». S'appuyant sur un réseau de 16 maisons réparties dans les principaux marchés de consommation, le Comité Champagne veille à ce que la dénomination champagne ne soit pas galvaudée. En cas de contrefaçon ou de détournement de notoriété, le CIVC fait appel à des avocats du monde entier. La devise du Comité Champagne n'est pas pour rien : « il n'est de Champagne que de la Champagne » Afin d'assurer ces actions en justice, le Comité Champagne oeuvre pour la reconnaissance de l'appellation Champagne. Une dépêche AFP précise qu'entre « 2005 et 2012, trente-quatre pays ont légiféré dans ce sens et interdit aux producteurs de vins effervescents d’utiliser le nom français. Le Canada et le Chili devraient être les prochains pays à signer d’ici deux ans des accords de protection. » En décembre dernier, le Brésil a reconnu l'appellation Champagne lors d'une visite présidentielle en France (pour en savoir plus, cliquer ici). Les actions de défense de l’appellation Champagne coûterait 2 millions d'euros chaque année. Le premier poste de dépense du CIVC reste de loin la recherche technique (viticulture et œnologie), qui représente le tiers de son budget, estimé à 19 millions d'euros.